Note de Rémi Boyer sur l'astrologue n°161

A l’occasion du quarantième anniversaire de la revue L’Astrologue, les Editions Traditionnelles offrent aux lecteurs un numéro spécial, n°161, 1er trimestre 2008, consacré au célèbre fondateur de cette revue, André Barbault.
Cette publication se présente sous la forme d’un triple entretien avec Fabrice Pascaud, consacrés respectivement au passé, au présent et au futur. C’est donc un témoignage important non seulement pour ceux qui s’intéressent à l’astrologie mais aussi pour ceux qui sont concernés par la vie du milieu ésotérique au cours du dernier demi-siècle.
Cette exploration de quarante années de l’histoire de l’astrologie par le regard de l’une de ses figures les plus marquantes permettent de mesurer l’évolution de cette discipline à travers ses appropriations, ses recherches, les ouvertures, les fermetures, les crises, les échecs, comme pour la prévision du deuxième conflit mondial, les succès, les fortes personnalités qui l’animèrent.
Il est question d’une époque moins fermée, moins hostile qu’aujourd’hui, de la rencontre avec la psychanalyse, de celle, mouvementée, avec le surréalisme.
André Barbault évoque de nombreux personnages : Don Néroman, notre Frère Max Duval, André Boudineau, Raymond Abellio, Pierre Mabille, Jean Carteret, Alexandre Ruperti, Dan Rudhyar, son frère, Armand Barbault, l’alchimiste et bien d’autres… Il distingue les poètes, les métaphysiciens de l’astrologie, ceux qui la pensent comme Dane Rudhyar des grands praticiens. Il évoque les statistiques de Gaucquelin qui visaient à démontrer la valeur de l’astrologie, passe rapidement sur sa condamnation radicale, maintenue, de l’astrologie karmique, traitent aussi de certains aspects techniques, n’omet pas les doutes inhérents à toute démarche, le risque de l’autre, les consultations ratées…
Sur le futur, ni pessimisme ni optimisme, André Barbault évite tout prophétisme, reste lucide et annonce une mutation des consciences.
A la question quelles sont les qualités d’un bon astrologue, André Barbault répond :
« Le point essentiel c’est qu’il soit humain et psychologue. Une personne vient, même si on a des « choses mauvaises » à lui dire, il faut savoir lui dire avec prudence et doigté et en faisant entrevoir une suite meilleure. J’oserai dire qu’il vaut mieux un mauvais astrologue qui soit humain, du moment qu’il est psychologue plutôt qu’un bon astrologue qui ne le soit pas. Donc, il faut aimer les gens et savoir les comprendre, sinon, il ne faut pas consulter. La finalité, c’est que la consultation soit positive pour la personne, voilà. J’ai connu des astrologues très compétents mais totalement dépourvus du sens du contact. Et puis, la seule façon de savoir la qualité de son travail, c’est lorsque les personnes reviennent, là on sait ce qui s’est réellement passé ou non. Sans cela point de salut. »

Rémi Boyer

Site de Rémi Boyer :

La lettre du crocodile

 

 

 

 

3 votes. Moyenne 2.00 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×